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HENRI TERRENOIRE

Forêt coupe rase dans l'Allier... <voir article>   <Dossier forêt>

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INTERROGATION SUR LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES ?!

...Ca continu...

Gilet jaune

Ce mouvement a surpris tout le monde, y compris nous ! Malgré les controverses suscitées par l'appel du 17 novembre, nous avons décidé d'aller nous rendre compte sur place, si cette polémique sur les réseaux sociaux et relayée sur les médias nationaux et autres chaînes "d'informations", était fondée ou pas.

Est-ce un mouvement initié par l'extrême droite ?

Nous nous sommes intégrés au mouvement à partir du 3 décembre, voir les raisons sur la page "archives - page d'accueil" "Gilets, gilettes, jaunes Montluçonnais". Nous avons conscience que ce mouvement est protéiforme et pour nous cela est un handicap, mais aussi une force. Bien sûr, nous avons entendu des discours un peu graignos, mais dans la majorité des cas, la contradiction apportée à ces discours, était entendue si ce n'est écoutée.

Nous avons rencontré, toutes sortes de "gens de rien", pour la majorité d'entre eux, loin des luttes sociales des dernières années, que se soit contre l'aménagement du territoire, la loi "travail", les nuits debout, ou les manifestations traînent savates des confédérations syndicales. Par contre tous sont très remontés contre les injustices sociales, avec plus ou moins de "conscience politique". Mais cette conscience ne rentre pas dans les casses traditionnelles de ces avant-gardes autoproclamées. Ce qui nous est apparu, c'est que cette conscience est basée sur le vécu des galères journalières et non sortie d'un programme politique. Mais ancrée dans un politique au quotidien, avec l'accumulation de décennies de déceptions qu'elles soient, de droite, de gauche ou de Macron.

Passer le premier samedi de contestation, le mépris de classe pour ce mouvement social de la part de la classe dirigeante et de ses acolytes, c'est traduit par le choix du "pourrissement du mouvement". Mais au lieu de cela, les revendications ont dépassé les seules réclamations sur l'abandon des taxes sur les carburants pour s'étendre, à la vie chère, à l'injustice sociale, au déni de la démocratie et à la démission du président et de tous ses substituts. Après la dénégation et la non compréhension de la colère sociale, la seule réponse du gouvernement a été la répression, une répression qui fera date, vue la fébrilité de l'engeance dirigeante tremblante dans ses institutions, plusieurs morts, des dizaines de mutilés, des centaines de blessés, des milliers d'arrestations et de gardes à vue, des centaines de procès, des peines de prisons. Et tout cela sans émouvoir les défenseurs des "droits" !

Alors que dans un premier temps, les partis d'oppositions unanimes pour le soutien aux gilets jaunes, se sont vite ravisés, quand ils se sont rendus compte que leurs jours pouvaient être comptés, que le dégagisme des ronds-points était orienté vers le pouvoir en place, mais pas seulement, car toute la classe politique était remise en cause ainsi que leur démocratie participative. L'appel au calme demandé par les dirigeants fut suivi par l'ensemble de la sphère politique, de l'extrême droite à la gauche en passant par les confédérations syndicales, excepté la France insoumise, mais nous verrons plus tard pour quelle raison.

Les opportunistes de tous poils se serviront de ce mouvement social pour tirer leurs marrons du feux, que se soit, les routiers, les patrons du BTP, les grandes surfaces, les sociétés d'autoroutes, les commerçants, les partis politiques, les confédérations syndicales et dernièrement les flics.

Après des campagnes, de dénigrement, d'intimidation, de répression, de division, enfin toutes les stratégie habituelles. Un ultime essai avec l'introduction du RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne) sortie du chapeau comme par magie. Repris en cœur par l'ensemble des médias, des politiques et de certains gilets jaunes. Et là, nous voyons, la France insoumise, crier à qui veux l'entendre, que le RIC était dans son programme. Pouvons-nous en déduire que RIC = FI ? Ce serait aller vite en besogne, étant donné qu'un personnage très controversé "Etienne Chouard" réclame aussi la paternité du RIC, la controverse a été au plus fort, quand ce personnage à flirter avec les Soral et Dieudonné, ainsi qu'avec le site égalité et réconciliation, tous dans la mouvance de l'extrême droite.

Alors que les instances autorisées annonçaient que le mouvement était fini, que le grand débat national allait prendre le relais, montrant ainsi que leurs désirs sont loin de la réalité. Ce premier samedi de l'an 2019, montre à ceusses qui avaient encore des doutes et bien que ce mouvement n'a pas l'intention de s'arrêter. Les idées fusent, allant de la création, d'associations, de collectifs, de parti politique, voir de liste électorale pour les prochaines élections, où le PCF ouvre la sienne aux gilets jaunes, misère, misère. L'organisation reste actuellement majoritairement aux assemblées populaires concernant les prises de décisions pour les actions.

Notre interrogation est plutôt, non pas sur "que fait la police", car comme à son habitude elle répond aux ordres données par les ministères de tutelles soutien à la société capitaliste autoritaire, inégalitaire et exploiteuse de la misère, le message est clair, répression, répression, répression. Alors que font ces militants de gauche, écologistes et autres révolutionnaires, sans parler des confédérations syndicales qui restent muettes. Alors qu'ils ne viennent plus nous dire, qu'ils veulent changés cette société. Car cette organisation capitaliste de la société est remise en cause par le mouvement des gilets jaunes.

Pour nous, seul le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple , partant de la base avec délégation par mandat impératif*, pourra nous mener sur une réelle société égalitaire, libertaire , où chacun aura sa place.

* (Pouvoir délégué à une organisation ou un individu élu en vue de mener une action définie dans la durée et dans la tâche, selon des modalités précises auxquelles il ne peut déroger).

LIRE OU RELIRE LE DEBREDINOIR ?!

...Aujourd'hui comme hier...

Débredinoir

Un journal qui défraya la chronique dans le Bourbonnais. Loin de nous de dire qu'avant c'était mieux et Bla, Bla et Bla, Bla. Et non, avant ce n'est pas mieux, mais ce n'était pas pis, c'était pareil ! Ce journal a eu trois vies, une en 1974 mais là nos n'avons aucunes traces, c'est à dire aucun numéro, la deuxième en 1977 dont la parution à représenter 39 numéros et là nous en avons 38, puis la dernière à partir de 1984 où nous avons aussi quelques numéros.

Pourquoi, voulons-nous vous causer du débredinoir ? Parce qu'il nous replonge pour ceux/celles qui étaient né(e)s dans les années 70, mais plonge ceux/celles qui sont né(e)s après, dans ces années du siècle dernier, cette relecture ou lecture nous amène à réfléchir sur quelque chose qui n'est pas anodin.

Effectivement, lors de sa lecture, nous n'avons pas l'impression d'être 40 ans en arrière, malgré quelques différences dues au moyen d'expression, mais là, n'est pas l'essentiel. Car rapidement, nous nous rendons compte que nous pouvons liés cette période, qui peut nous apparaître lointaine, avec ce que nous vivons aujourd'hui.

Les problématiques sont interchangeables, Larzac hier, Notre Dames Des Landes aujourd'hui. Les luttes anti-nucléaire, le chômage, les mines, la culture, etc. Les moyens de luttes quasiment toujours les mêmes avec les militant(e)s acceptables, respectant la légalité républicaines cela va de soi et les autres les chevelus et autres barbus (pas les intégristes), qui aujourd'hui dans le Tarn changent de dénomination, mais les références sont les mêmes,"les pelus" nom méprisant donné par ces "français de souche" et de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles). Donc rien de nouveau sous le soleil de notre société de la marchandisation, aujourd'hui comme hier même combat.

Et c'est bien là le problème, depuis 40 ans, nous utilisons une même grille de lecture, alors que cette grille qui depuis 40 ans sévit n'a servi qu'à renforcer cette société du profit et de l'inégalité. Nous persistons à signer des pétitions, à voter pour les mêmes spécialistes de la politique, nous manifestons, de moins en moins nombreux(euses) certes, mais nous manifestons. Nos discours ne touchent que ceux et celles qui sont déjà convaincu(e)s. Et tous les cinq ans aujourd'hui et sept ans hier, nous remettons nos pouvoirs à ceux/celles, qui nous maltraitent, qui nous matraquent, qui nous spolient de nos vies. L'espérance accrochée aux promesses des flibustiers de la politique, alors qu'un dicton populaire dit : "les promesses n'engagent que ceux/celles qui y croient". Alors pourquoi à titre individuel ne pas appliquer ce dicton ?

Alors vous proposez quoi ? Nous comme nous vous le disions, par ailleurs, nous ne proposons rien, excepter de remettre en cause cette grille de lecture qui nous mène dans le mur. Non ce n'est pas un groupe, même important , qui peut apporter une solution et répondre à toutes les problématiques que pose cette société de marchandisation du vivant, mais le collectif, celui qui fait fonctionner et qui produit les biens, matériel, intellectuel, culturel, social, etc.

Un exemple de ce qui pourrait se faire, est en expérimentation à Notre Dames des Landes depuis une décennie, les différentes inspirations, se parlent, s'engueulent, s'auto-organisent, s'entraident. Les mois à venir vont être à suivre avec intérêt et montrerons si cette fois nous sommes sortis de la vieille grille de lecture et si collectivement, loin des profits particuliers, nous sommes capables d'offrir une grille de lecture qui ne soit pas figée, mais évolutive, adaptable et en perpétuelle mouvement. Une évolution permanente au plus près du vivant et loin de cette société mortifère qu'est le capitalisme ?!

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