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HENRI TERRENOIRE

Forêt coupe rase dans l'Allier... <voir article>   <Dossier forêt>

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REVENONS UN INSTANT SUR LA MARCHE POUR LE CLIMAT

...Et si nous marchions vers notre autonomie !...

Anti

Radico : Retour à la racine.

Faisons-nous, genre intelligent(e), oui ! Nous pouvons, nous là péter de temps en temps. Donc la racine du mot climat est à l'origine d'un mot grec, qui veut dire "incliner", en rapport avec l'inclinaison de l'axe de la terre par rapport au soleil. Et par déclinaison, il est associé (le mot climat), à "cligner", vous savez quand vous voulez avec l'œil, voir le deux (œil naturellement, oui bon d'accord, c'est yeux, vous n'êtes pas drôle !), marquer votre complicité avec quelqu'un ou quelqu'une, mais dans ce dernier cas, cela peut devenir vite ambigu. Mais, nous nous égarons.

Retour sur la marche pour le climat.

Un climat, une marche, la macronie doit être contente, puisque c'est elle qui a déposé le brevet "en marche". Bon, vous nous dites, ce n'est pas pareil ! Bon d'accord, nous vous l'accordons. Mais en revanche, nous nous posons des questions :

Comment se fait-il, (Comme nous avons pu le constater, les mois passés, que la moindre manifestation, le moindre rassemblement, un tant soit peu revendication, une nouée de bleu "marine", sur les trottoirs, les intersections, devant, derrière, sur les toits, sur les balcons, accompagnant nos déplacements et dernièrement l'apparition de caméras posées sur les murs de nos villes par les forces de l'ordre), qu'il n'y ait aucune présence policière visible, pour cette marche ?

Nous voyons deux solutions possibles, la première est que Macron, soit en accord avec les revendications portées par la rue, avec sa cohorte d'associations citoyennes, soutiens de la marche et gestionnaires du développement durable. Ou bien, il pense que ce genre de manifestation sert sa politique et ne l'empêchera d'aucune manière de poursuivre la désocialisation de la société. Nous inclinons ou clignons, plutôt pour la deuxième.

Pourquoi, la deuxième ? Nous allons essayer de nous en expliquer. Tout d'abord, ce genre d'initiative, reprend le vocabulaire et les constats de l'engeance dirigeante. A capitalisme, elle lui préfère système, sous entendu financier, car selon elle, le financier est le coté perverse du capitalisme et non pas sa raison d'être. A développement social, elle lui oppose, le développement durable capitaliste. En un mot, elle veut gérée différemment, la même société. Elle aide la politique macroniste, par l'exigence de l'individualisation des comportements. Elle demande, aux "responsables", d'arrêter de faire ce qu'ils/elles font, voilà le coté bisounours de cette initiative.

Ce qui nous dérange dans tout cela, c'est le manque de concertation sur le but de cette marche. Selon, les participant(e)s, les solutions sont différentes. Des solutions avouées pour les un(e)s et non avouables pour les autres. Est-ce le changement dans la continuité, où alors, la continuité dans le changement. Pour ce qui nous concerne, nous ne voyons pas trop la différence.

Pour que cette initiative, selon nous, ait une portée sur notre vie, un maximum d'options doivent être, collectivement et librement, décidées. Du genre, doit-on garder le principe d'exploiteurs(euses)/exploité(e)s ? Doit-on admettre qu'un homme (avec un grand F) ou qu'une femme (avec un grand H) puisse vivre du travail d'autrui, même moyennant salaire ? Peut-on être propriétaire, plutôt qu'utilisateur(trice) de ce qui nous entoure ? Peut-on accepter la suprématie d'une partie de la société sur autrui ? Doit-on permettre la dictature de la majorité sur la minorité et vis-versa ? Et nous voulons réfléchir ensemble à toutes les autres questions, organisations, détails, qui nous permettent de vivre dans une société, libre, égalitaire et solidaire.

Tant que nous penserons, que la solution, en ce qui concerne nos vies, doit venir des mêmes qui empêchent notre autonomie, alors une marche même pour le climat, ne suffira pas. Seule notre émancipation aura une portée essentielle sur nos vies. Ne négocions plus la longueur de nos chaînes !

DOSSIER "ATOME/NUCLEAIRE, SUR LE DEPARTEMENT DE L'ALLIER"

...Et si nous étions irradié(e)s ?!...

Bure

Nous remercions, les copaines du collectif anti-cigéo qui pendant que nous étions en vacance ou pour certain(e)s en vacances, ont fourni un travail fort intéressant sur le nucléaire dans l'Allier.

Avec la brochure "Le nucléaire sur le département de l'Allier - Un passé oublié ou méconnu ?", nous apporte, pour ceusses qui ont oublié, ou ceusses qui n'ont pas connu, une petite histoire de ce qui a été, ce qui aurait pu être et ce qu'il nous reste. A lire avec intérêt.

Ils/elles nous ont fourni aussi tout un tas de liens qui permet d'approfondir le sujet. Mais bien entendu, comme le sujet est vaste et il faut le dire pas très transparent, beaucoup d'autres documents peuvent existés.

Donc, nous les remercions de ce premier travail qui nous paraît être dans l'air du temps, puisque comme vous le savez ou pas, la répression actuelle en ce qui concerne les oppositions au nucléaire, après les blessures, la répression, l'association de "malfaiteurs", voilà maintenant l'extradition vers l'Allemagne d'un militant antinucléaire, où est cette fameuse société dite "démocratique" ?

Nous n'avions aucune illusion, car nous savons depuis le début qu'une société nucléocrate est synonyme, de société policière.

Donc, prenez le temps de lire ce dossier et nous vous souhaitons une bonne lecture.

Brochure du collectif (buraliste03)

Documents qui ont servi pour la brochure :

Attention, pour le document qui suit, la lecture est à faire sur la colonne de gauche jusqu'à renconter (suite, en bleu) et revenir jusqu'à (suite, en noir) colonne de droite. Bon d'accord c'est pas simple, mais que voulez-vous !

La gazette du nucléaire n°147/148
Hors série de Courant Alternatif n°4
IRSN - MIMAUSA - Répertoire des sites miniers d'uranium
AREVA - Bilan environnemental - Sites miniers de l'Allier du 28/02/2011
Encyclopédie de Développement Durable - Collectif Bois Noirs
Etude CRIIAD
Concessions sur le département de l'Allier
IRSN - Extraction de l'uranium en France données et chiffres clés - février 2017
AREVA - Site de LOMBRE - Concession de la Varenne 03
Lettre collectif Bois Noirs

OUI, MAIS POUR QUOI FAIRE ?

...Qui sommes-nous ?...

luttes

Nous entendons un peu partout, convergence pour les uns, alliance pour les autres, des luttes naturellement.

D'autre part, des slogans, sortis de l'appel pour participer à la manifestation qui avait lieu à Bar le Duc le 16 juin 2018 contre le centre d'enfouissement à Bure, dans la Meuse, des déchets nucléaires pour l'éternité et peut être dans la foulée contre la société nucléocrate, appellent, "au matin pour réfléchir et l'après-midi pour agir".

Tout cela est très bien, mais la question est pour quoi faire ?

Faut-il entendre dans converger ou dans s'allier, ce qui est en filigrane pour une partie des appels, ensemble mais derrière nous ?

Convergence des luttes, mais de quelles luttes parlent-ils/elles, celles des matons, des policiers ou pour le maintien d'une justice bourgeoise de classe ? Ou encore, pour la gestion sociale et humaniste d'un capitalisme national à visage humain qui nous ferait oublier que le pillage des ressources du tiers monde est aussi une de ses raisons d'être, comme son grand frère le capitalisme des multinationales et des financiers, mais à échelle humaine ? Avec la défense de ses services publics, dont le garant serait l'Etat et que sans lui nul salut ? Que la lutte politique devrait prendre le pas sur la lutte des classes et dont l'aboutissement serait le changement du personnel gestionnaire ?

Pour l'alliance dans les luttes, dont le principe serait de garder à chacun(e) ses prérogatives, dans le but de prioriser ses intérêts ?

Et pour la lutte anti nucléaire, avec "le matin pour réfléchir ", la réflexion doit-elle porter sur comment remplacer le centralisme autoritaire des nucléocrates, par un centralisme autoritaire de l'écologie ? Et avec, "l'après-midi pour agir", l'action doit-elle porter sur l'aménagement écologiste de cette société, ou bien porter sur une remise en cause des procédés de création de la valeur ajoutée, y compris celles que certain(e)s veulent pour la nature ?

Et bien, convergence, alliance, réfléchir ou vis versa puis agir, sont dans le principe de très belles idées, encore faut-il savoir avec qui ? Partant du postulat qu'une convergence ne se décrète pas, mais se construit sur des valeurs communes et librement acceptées, mûrie par une réflexion sur le genre de société dans laquelle nous voulons vivre, avec comme corolaire l'intelligence du plus grand nombre, libéré des spécialistes de tous poils qu'ils soient, politique, technocrate, techniciste, économiste, etc.

La restructuration, du capitalisme mondial, à marche forcée que nous vivons en France ayant commencé pendant les règnes précédents avec l'approbation implicite des corps intermédiaires et des partis politiques de gouvernements ou en devenir, dont le but ultime est leurs survies en défendant que la seule société possible est celle de l'économie de marché, autrement dit centraliste, autoritaire et capitaliste.

La répression et la paupérisation de ceux/celles qui ne sont rien, l'autoritarisme de l'Etat et la militarisation de la société, laisse poindre une convergence, non pas cette Arlésienne qu'est la "convergence des luttes" car dénuée des interrogations essentielles, avec qui, pour quoi et dans quel but ? Mais une convergence des taux de profits qui sera obtenue soit par la loi et si nous sommes trop véhément(e)s par la répression policière, voire militaire comme à notre Dame Des Landes et si l'exigence du maintien des profits, s'avérait nécessaire, une troisième guerre dite "mondiale" pourrait se décider dans les cabinets feutrés des multinationales.

Plutôt que de parler de convergence ou d'alliance des luttes, parlons plutôt de fédérer les luttes par la réflexion et l'interrogation, quelle société nous voulons ? Quelle organisation ? Dans quel but ? Avec qui ? La tâche est ardue, mais ne pourra se faire que par l'auto organisation, dans un premier temps, de nos luttes en sortant du carcan où nous enferme notre éducation. La solution se trouve, sans doute, à l'extérieur de la société dite "démocratique", républicaine, autoritaire et capitaliste.

Mais la solution ne peut être que collective, où la réflexion précède l'action et ou l'action interroge la réflexion. Le but n'étant pas une fin en soi. La pratique nous a montré que c'est dans l'action que nous évoluons et que les remises en cause se produisent. L'implication de chacun(e) dans les décisions qui touchent nos existences est essentielle.

Alors si la convergence ou l'alliance sont un appel pour tout changer et que rien ne change, nous n'en serons pas.

Par contre, si converger et s'allier pour que collectivement nous puissions enfin réfléchir et agir, pour que notre lutte converge vers la construction d'une société égalitaire, solidaire, libertaire et nous pouvons rêver sans frontière, alors nous en serons.


D'où notre interrogation, OUI, MAIS POUR QUOI FAIRE ?

LIRE OU RELIRE LE DEBREDINOIR ?!

...Aujourd'hui comme hier...

Débredinoir

Un journal qui défraya la chronique dans le Bourbonnais. Loin de nous de dire qu'avant c'était mieux et Bla, Bla et Bla, Bla. Et non, avant ce n'est pas mieux, mais ce n'était pas pis, c'était pareil ! Ce journal a eu trois vies, une en 1974 mais là nos n'avons aucunes traces, c'est à dire aucun numéro, la deuxième en 1977 dont la parution à représenter 39 numéros et là nous en avons 38, puis la dernière à partir de 1984 où nous avons aussi quelques numéros.

Pourquoi, voulons-nous vous causer du débredinoir ? Parce qu'il nous replonge pour ceux/celles qui étaient né(e)s dans les années 70, mais plonge ceux/celles qui sont né(e)s après, dans ces années du siècle dernier, cette relecture ou lecture nous amène à réfléchir sur quelque chose qui n'est pas anodin.

Effectivement, lors de sa lecture, nous n'avons pas l'impression d'être 40 ans en arrière, malgré quelques différences dues au moyen d'expression, mais là, n'est pas l'essentiel. Car rapidement, nous nous rendons compte que nous pouvons liés cette période, qui peut nous apparaître lointaine, avec ce que nous vivons aujourd'hui.

Les problématiques sont interchangeables, Larzac hier, Notre Dames Des Landes aujourd'hui. Les luttes anti-nucléaire, le chômage, les mines, la culture, etc. Les moyens de luttes quasiment toujours les mêmes avec les militant(e)s acceptables, respectant la légalité républicaines cela va de soi et les autres les chevelus et autres barbus (pas les intégristes), qui aujourd'hui dans le Tarn changent de dénomination, mais les références sont les mêmes,"les pelus" nom méprisant donné par ces "français de souche" et de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles). Donc rien de nouveau sous le soleil de notre société de la marchandisation, aujourd'hui comme hier même combat.

Et c'est bien là le problème, depuis 40 ans, nous utilisons une même grille de lecture, alors que cette grille qui depuis 40 ans sévit n'a servi qu'à renforcer cette société du profit et de l'inégalité. Nous persistons à signer des pétitions, à voter pour les mêmes spécialistes de la politique, nous manifestons, de moins en moins nombreux(euses) certes, mais nous manifestons. Nos discours ne touchent que ceux et celles qui sont déjà convaincu(e)s. Et tous les cinq ans aujourd'hui et sept ans hier, nous remettons nos pouvoirs à ceux/celles, qui nous maltraitent, qui nous matraquent, qui nous spolient de nos vies. L'espérance accrochée aux promesses des flibustiers de la politique, alors qu'un dicton populaire dit : "les promesses n'engagent que ceux/celles qui y croient". Alors pourquoi à titre individuel ne pas appliquer ce dicton ?

Alors vous proposez quoi ? Nous comme nous vous le disions, par ailleurs, nous ne proposons rien, excepter de remettre en cause cette grille de lecture qui nous mène dans le mur. Non ce n'est pas un groupe, même important , qui peut apporter une solution et répondre à toutes les problématiques que pose cette société de marchandisation du vivant, mais le collectif, celui qui fait fonctionner et qui produit les biens, matériel, intellectuel, culturel, social, etc.

Un exemple de ce qui pourrait se faire, est en expérimentation à Notre Dames des Landes depuis une décennie, les différentes inspirations, se parlent, s'engueulent, s'auto-organisent, s'entraident. Les mois à venir vont être à suivre avec intérêt et montrerons si cette fois nous sommes sortis de la vieille grille de lecture et si collectivement, loin des profits particuliers, nous sommes capables d'offrir une grille de lecture qui ne soit pas figée, mais évolutive, adaptable et en perpétuelle mouvement. Une évolution permanente au plus près du vivant et loin de cette société mortifère qu'est le capitalisme ?!

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