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HENRI TERRENOIRE

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DIGRESSION AUTOUR DE NOTRE DAME DES LANDES.

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ZAD

Après le sommet (équivalent à la hauteur de la dune du Pilat) de Paris, où le président de la république française, tel le pompier pyromane, a eu l'idée géniale de solliciter des chefs d'entreprises pour qu'ils prennent part à la lutte contre le réchauffement climatique ?!

Entreprises qui interagissent pour créer le fameux changement climatique, mais par leurs actions vont reverdir leur image, dont le maître mot est capitalisme vert. Depuis que le vert est devenu rentable et que son taux de profit est en net progression, le discours, de leurs dirigeant(e)s, devient plus vert que vert, un peu comme dans les années 80, où la lessive lavait plus blanc que blanc.

Mais le vert, qu'est-ce en réalité ? Pour y répondre nous allons nous inspirer du très bon livre sur la forêt de Peter Wohlleben "La vie secrète des arbres" Edition Les Arènes. Voilà ce qui est dit de la couleur verte. "La couleur verte est un résidu de lumière, un rebut que les arbres ne peuvent pas utiliser. Ce que nous trouvons beau est sans utilité pour la forêt. La nature nous séduit en réfléchissant un rebut ?". Apparence quand tu nous tiens ! Un parallèle, pas si oser que cela, peut être fait avec le capitaliste. Le capitalisme étant la couleur verte qui est réfléchie et donc un rebut sans utilité pour la collectivité sociale.

Oui, mais Notre Dame Des Landes dans tout cela ! Patience, car le rapport tant attendu ou pas, vient de paraître. Rien n'est dit qui n'était pressenti. Qu'est-ce à dire ? Et bien, nous nous acheminons vers un règlement à l'amiable du conflit. La soupe est servie dans un but d'ouverture vers les frondeurs institutionnels et pour une répartition des terres tournée vers le développement du territoire et d'une économie qui s'inscrit dans celle de la nation et dont le taux de profit n'est pas remis en cause. Même ce qui est nommé autogestion aurait sa place. Mais à la condition que l'Etat de droit soit respecté.

Quid de l'Etat de droit ? " Il implique la primauté du droit sur le pouvoir politique dans un État et que tous, gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi." Alors, que comprendre de cette définition, Ben ! C'est simple, les lieux où ne s'applique pas l'Etat de droit sont au moins trois, au niveau politique du moins, le sénat, l'assemblée nationale et l'Elysée, mais comment cela est-il possible ? Par l'impunité et par la non responsabilité, tout d'abord pour les membres des deux assemblées où leur impunité doit être levée par leurs pairs, pour que chacun(e) retrouvent leurs responsabilités vis à vis de la loi. Vient ensuite, le locataire à titre gracieux de l'Elysée, pour lui l'impunité est dévolue pour 5 ans, sauf pour certains cas (génocide, crimes de guerre, etc.), dont les poursuites judiciaires sont engagées par la cour internationale et par la haute cour française (en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat), pour cette dernière sa mise en place est jugée difficile, voir impossible. L'irresponsabilité du chef de l'Etat est héritée de la monarchie " le roi ne peut mal faire " et appliquée par toutes les républiques ?!

Bien évidemment, le rapport ne balance pas ces trois lieux, enfin quoi restons sérieux ! Nous les avons élus ! Ou pas ? En connaissance de cause ! Ou pas ? Bon, mais que dit ce rapport, pour faire rapide, que l'aménagement de l'aéroport existant est possible, d'un point de vue économique, écologique et tutti quanti. Que l'abandon du projet d'un nouvel aéroport à Notre Dame Des Landes est possible, mais à une seule condition, que l'Etat de droit soit rétabli, Ha ! Ha !. Etant donné que se ne sont pas les trois lieux précités dont-il parle, c'est donc d'autres lieux ? Dans le développé du rapport, la distinction entre la partie des opposant(e)s récupérables où du moins ne remettant pas en cause l'Etat capitaliste est nécessaire. Que l'ouvrage doit être remis sur l'établis, mais cette fois avec toutes les parties "responsables" et pour que cette situation ne se reproduise pas, pour d'autres projets futurs, la mise en place d'une concertation où tous les points de vue seront écoutés et évalués.

Bon, tout cela est bien joli, mais quels sont ces lieux où l'Etat de droit n'a pas cours ? Eh bien ! C'est la ZAD et plus particulièrement les zadistes après avoir fait le distinguo entre bons et mauvais, la vindicte est lancée sur ces radicaux(celles), ultraviolent(e)s, tels les hordes de Huns, venant de l'Europe entière, voir dont on ne sait où, déferlants sur nos contrées civilisées. Cette déferlante qui, en automne 2015 avait pris d'assaut Versailles lors des festivités pour la COP21. Ce "black bloc" qui devra payer l'outrage fait au bocage breton, mais néanmoins français et républicain. En fin quoi doit-on laisser impunie cette forfaiture qui nargue l'Etat français depuis maintenant 5 ans ? Le journal valeurs actuelles (pas très actuelle), dans son article du 9 décembre 2017 (voir article ci-dessous un grand moment d'affabulations), nous donne la solution, la quinzaine sanglante, en commémoration à la semaine sanglante suite à la répression de la commune de Paris de 1871, décrétée par la troisième république, plus communément connu sous le nom de versaillais ?!

Que va faire le gouvernement, d'abord attendre, car la décision est repoussée à la fin janvier, pourquoi janvier et pas février ? ou bien alors fin décembre comme initialement prévu ? Parce que le 8 février 2018 est la date butoir qui arrête le projet, si un décret de prolongation n'est pas promulgué. Fin décembre ferait tâche, en pleine fête de fin d'année et alors que les effectifs policiers et militaires ont d'autres objectifs, si l'expulsion de la ZAD était décidée. Mais aussi pour permettre au gouvernement de préparer la population à une intervention sur la ZAD, de ce qu'ils appellent," la violence légitime de l'Etat", ou pour être en adéquation avec un des sujets du rapport, le rétablissement de l'Etat de droit. Le travail est déjà commencé sur les médias institutionnels. Quand il est dit que le gouvernement attend, cela n'est pas exact, il peaufine les derniers préparatifs et évalue les incidences prévisibles de leurs actions sur l'ensemble du territoire.

Selon la prise de décision opérée par le gouvernement, nous verrons qu'elle sera l'ampleur de la reprise des bâtons plantés à l'automne 2016, qui à l'époque avait été suivi du serment de venir reprendre ces bâtons pour défendre la ZAD au cas où son expulsion était programmée.

Affabulations

VOUS PROPOSEZ QUOI ?!!!!

Voilà la question de tous les malentendus, "vous proposez quoi ?". Et bien nous, nous ne proposons rien !

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Luttes

Cette question revient à chaque occasion, pourquoi nous ne proposons rien? Ben c'est très simple, nous ne sommes pas là pour vous vendre une société clef en main.

Cette question, nous vous la retournons. Et vous ! Vous proposez quoi ? Car le principe qui nous anime, est que pour s'auto-organiser, chacun(e) doit participer à l'organisation, selon ses moyens, de la société dans son ensemble. Nous parlons d'auto-organisation et non pas d'autogestion. En effet, l'autogestion suggère qui nous gérions la société, mais de quelle société parlons-nous ? L'autogestion peut être une gestion de la société capitaliste "dite humaniste". Alors que la société capitaliste ne peut être en aucune façon humaniste, puisqu'elle est basée sur l'exploitation du plus grand nombre, pour le profit de quelques un(e)s. Cela implique un antagonisme des intérêts appelé lutte de classe. Mais, nous reviendrons plus tard sur cette idée.

Donc, nous ne proposons rien, mais pensons qu'une société auto-organisée ne peut vivre que hors du capitalisme, qu'elle doit être égalitaire, libertaire et solidaire. Egalitaire, ce qui peut se traduire par "De chacun(e) selon ses moyens, à chacun(e) selon ses besoins" et que nul ne pourra vivre sur l'exploitation de l'Homme. Libertaire, car l'individu(e) reste libre et maître de ses décisions et libre de s'associer ou pas. Solidaire, par la libre fédération des individu(e)s, des communes, des départements, des régions et par le respect entre majoritaire et minoritaire où seul la pratique sera juge du bien fondé des idées.

Mais revenons à cette société capitaliste, pourquoi, nous n'en voulons plus ? Parce qu'elle représente l'inverse d'une société auto-organisée, elle est inégalitaire, autoritaire et individualiste. Cette société est conduite par la classe des détenteurs du capital et des moyens de production (bourgeoisie), la structure qui gère cette société est l'Etat qui peut être démocratique, policier ou fasciste. La différence étant le taux d'autorité de chacun d'eux, mais leurs gestions restent celles du capital. La gouvernance de l'Etat est faite par la classe tampon qui vit, comme la bourgeoisie, de la plus value extirpée du travail du plus grand nombre. Et pour garder leurs privilèges utilisent les outils de l'Etat que sont, sa police, sa justice et son armée, aidés par une désinformation et un lavage de cerveaux permanent.

La lutte des classes n'est pas déclassée dans la poubelle de l'histoire, mais bien la réalité de ce qui se trame sous nos yeux. A savoir, la restructuration du capital, plus connue sous le nom de "crise". Cet antagonisme des intérêts ressurgit, la bourgeoisie ne trouvant plus d'intérêts à la "redistribution", qui n'est autre que le pourcentage pris entre travail et capital, fait fonctionner à plein sa structure étatique répressive contre ce que nous nommons les luttes sociales. Cette lutte de classes se traduit par la recrudescence des amendes, des peines de prisons, de la répression de toutes contestations, mais aussi par la baisse des salaires, des pensions, des minimas sociaux, des allocations, etc.

La fuite en avant de la société capitaliste ne peut aboutir qu'au cahot. La réponse doit être collective ! Prenons comme exemple, ce qui se passe aujourd'hui, face aux attaques de la bourgeoisie et de la classe tampon sur les acquits sociaux. La réponse est loin d'être collective, chacun(e) défend son pré carré. La multiplication, la division, la fragmentation des réponses apportées ne peuvent aboutir qu'à une défaite pour tous, excepter bien sûr pour la bourgeoisie et la classe tampon, mais rappelez-vous qu'ils vivent que grâce à notre travail et que sans nous, ils/elles ne sont rien.

Alors oui, nous ne proposons rien. Mais savons ce que nous ne voulons pas. Nous ne voulons pas de cette société capitaliste basée, sur l'exploitation, du tous contre tous, sur les inégalités, sur l'autorité et sur l'individualité. Nous voulons une société Egalitaire, Libertaire et Solidaire !