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HENRI TERRENOIRE

Forêt coupe rase dans l'Allier... <voir article>   <Dossier forêt>

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LIRE OU RELIRE LE DEBREDINOIR ?!

...Aujourd'hui comme hier...

Débredinoir

Un journal qui défraya la chronique dans le Bourbonnais. Loin de nous de dire qu'avant c'était mieux et Bla, Bla et Bla, Bla. Et non, avant ce n'est pas mieux, mais ce n'était pas pis, c'était pareil ! Ce journal a eu trois vies, une en 1974 mais là nos n'avons aucunes traces, c'est à dire aucun numéro, la deuxième en 1977 dont la parution à représenter 39 numéros et là nous en avons 38, puis la dernière à partir de 1984 où nous avons aussi quelques numéros.

Pourquoi, voulons-nous vous causer du débredinoir ? Parce qu'il nous replonge pour ceux/celles qui étaient né(e)s dans les années 70, mais plonge ceux/celles qui sont né(e)s après, dans ces années du siècle dernier, cette relecture ou lecture nous amène à réfléchir sur quelque chose qui n'est pas anodin.

Effectivement, lors de sa lecture, nous n'avons pas l'impression d'être 40 ans en arrière, malgré quelques différences dues au moyen d'expression, mais là, n'est pas l'essentiel. Car rapidement, nous nous rendons compte que nous pouvons liés cette période, qui peut nous apparaître lointaine, avec ce que nous vivons aujourd'hui.

Les problématiques sont interchangeables, Larzac hier, Notre Dames Des Landes aujourd'hui. Les luttes anti-nucléaire, le chômage, les mines, la culture, etc. Les moyens de luttes quasiment toujours les mêmes avec les militant(e)s acceptables, respectant la légalité républicaines cela va de soi et les autres les chevelus et autres barbus (pas les intégristes), qui aujourd'hui dans le Tarn changent de dénomination, mais les références sont les mêmes,"les pelus" nom méprisant donné par ces "français de souche" et de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles). Donc rien de nouveau sous le soleil de notre société de la marchandisation, aujourd'hui comme hier même combat.

Et c'est bien là le problème, depuis 40 ans, nous utilisons une même grille de lecture, alors que cette grille qui depuis 40 ans sévit n'a servi qu'à renforcer cette société du profit et de l'inégalité. Nous persistons à signer des pétitions, à voter pour les mêmes spécialistes de la politique, nous manifestons, de moins en moins nombreux(euses) certes, mais nous manifestons. Nos discours ne touchent que ceux et celles qui sont déjà convaincu(e)s. Et tous les cinq ans aujourd'hui et sept ans hier, nous remettons nos pouvoirs à ceux/celles, qui nous maltraitent, qui nous matraquent, qui nous spolient de nos vies. L'espérance accrochée aux promesses des flibustiers de la politique, alors qu'un dicton populaire dit : "les promesses n'engagent que ceux/celles qui y croient". Alors pourquoi à titre individuel ne pas appliquer ce dicton ?

Alors vous proposez quoi ? Nous comme nous vous le disions, par ailleurs, nous ne proposons rien, excepter de remettre en cause cette grille de lecture qui nous mène dans le mur. Non ce n'est pas un groupe, même important , qui peut apporter une solution et répondre à toutes les problématiques que pose cette société de marchandisation du vivant, mais le collectif, celui qui fait fonctionner et qui produit les biens, matériel, intellectuel, culturel, social, etc.

Un exemple de ce qui pourrait se faire, est en expérimentation à Notre Dames des Landes depuis une décennie, les différentes inspirations, se parlent, s'engueulent, s'auto-organisent, s'entraident. Les mois à venir vont être à suivre avec intérêt et montrerons si cette fois nous sommes sortis de la vieille grille de lecture et si collectivement, loin des profits particuliers, nous sommes capables d'offrir une grille de lecture qui ne soit pas figée, mais évolutive, adaptable et en perpétuelle mouvement. Une évolution permanente au plus près du vivant et loin de cette société mortifère qu'est le capitalisme ?!

L'Etat d'urgence dans les faisses ?!

...Surprise...

Pour ceusses qui n'y croient plus ?!

...Mais pour ceusses qui y pensent quand même un peu...

Bottes

Bon d'accord ce n'est pas gagné, mais tout de même. Après avoir abandonné le projet d'aéroport à Notre Dame Des Landes qui avec le temps, c'est commué non pas en couronne aillée, mais en épine dans le pied de l'engeance gouvernante. A vue, après une lutte de cinq décennies et surtout pendant la dernière décennie, une multitude de manières différentes de lutter et sans oublier le collectif, chose qui ne se fait pas sans d'âpre discussions et engueulades mémorables.

Mais le constat est là, l'opposition multiple est parvenue à gagner sur une partie seulement des revendications, à savoir l'abandon du projet. Reste la deuxième revendication qui est de loin la plus importante, à savoir "et son monde", ce monde qui est autre que le monde capitaliste.

Les mois à venir seront décisifs pour cette deuxième revendication. La propriété privée des terres va t'elle être restaurée, pour la totalité des terres, dans ce coin de bocage ? Ou bien va t'elle, pour une partie de ces terres, restée commune et être une non propriété ?

Prise de parole d’occupant.es de la ZAD lors du 10 février
Hôtel

Autre espoir, pour ceusses qui n'y croient plus, est la victoire de douze salarié(e)s du nettoyage après 111 jours de grève, face à une multinationale de l'hôtellerie.

Au départ, cela n'était pas évident, mais leurs revendications, dans leur quasi totalité ont été actées par un accord de fin de conflit et où les revendications non accordées immédiatement le seront dans un an.

Protocole de fin de grève
Ensemble

Alors ne désespérons plus, si nous avons 111 jours et ou 10 ans tout est possible, alors elle n'est pas belle la vie ! Quand nous vous disions que pour gagner il faut faire collectif et pas compter son temps, car qui peut mieux que nous régler les enjeux qui régissent nos existences, c'est toi, moi, lui, eux, nous, vous, enfin tou(te)s collectivement, sans partis, sans chefs et sans Etat. Seulement avec l'envie de s'organiser, non pas pour son propre compte, mais bien collectivement et que nos idées soient confrontées à la pratique, sans tenir compte d'une majorité ou d'une minorité, mais de la pratique seul élément à même de définir la justesse de nos idées.

Pour ce qui est de notre coinche, l'espoir ne manque pas, car si vous chercher bien, les projets ne manquent pas, les quarante projets de parcs éoliens industriels, la pose des compteurs linky, les recherches de métaux rares en forêt des Collettes avec en prime quelques éoliennes, le massacre à la tronçonneuse des forêts alentours, les projets de géothermie profonde, inventaire non exhaustif pour ce qui concerne la qualité de vie. Pour le social, licenciements, baisse des revenus ou pas de revenus du tout, hausse des loyers HLM et autres, suppression de classes et sélection dans le parcours éducatif, fichage et répression de la population, solidarité avec les migrant(e)s et les tributaires des minimas sociaux (CAF, RSA, vieillesse, invalidité, Chômeurs, etc.). Donc pas de panique, il y en aura pour tout le monde. Devons-nous attendre le joli mois de mai pour commencer les 111 jours ou les 10 ans, c'est à vous de voir ?!

LE CAPITALISME, CE N'EST PAS CAPITAL !

L'AUTO-ORGANISATION, C'EST CAPITAL !

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